EXPOSITION
ECHOES OF LYNCH
On ignore ce qui se cache dans l’obscurité…
David Lynch
À propos
Echoes of Lynch propose un voyage dans les univers où résonne l’héritage de David Lynch, sans imitation, mais en écho sensible à ses thématiques : le mystère, la mémoire, les identités fragmentées, les paysages mentaux.
Issue d’un appel à candidatures international, l’exposition réunit vingt artistes aux approches variées, tous explorant cette frontière incertaine entre rêve et réalité, lumière et obscurité.
Le parcours débute par la projection du film Red Tale, premier court-métrage de la réalisatrice Natacha Thomas. Cette œuvre poétique et sensorielle vous propose de plonger dans l’exposition et de découvrir les œuvres plasticiennes qui la composent.
Echoes of Lynch est une invitation à explorer la création contemporaine à travers le prisme des énigmes intérieures et des récits inachevés. Après votre visite, votez pour votre artiste préféré afin d’élire le lauréat de l’exposition, et tentez de gagner le catalogue de l’exposition !
LE FILM
Red Tale
Natacha THOMAS
France
Red Tale ouvre l’exposition et nous emmène dans les territoires du rêve et des univers Lynchiens. Réalisatrice et directrice de postproduction à Paris, Natacha Thomas signe en 2018 son premier court métrage. Un conte visuel et sensoriel inspiré par le cinéma d’auteur et l’esthétique onirique. Elle y déploie une narration chromatique et métaphorique, où le rouge et le bleu s’affrontent dans une danse de pouvoir. Un hommage assumé à la poésie trouble où les clés ouvrent les passages vers l’inconscient.
Réalisation : Natacha Thomas. Comédiens : Sarah Bonrepaux & Ivan Gonzalez. Musique : Alexis Maingaud
L'EXPO
Denise PRINCE
États-Unis
Denise Prince interroge le corps et l’image comme espaces de perte et de révélation. Inspirée par la psychanalyse, elle questionne la façon dont nos représentations façonnent — ou échappent à — notre identité. Loin des récits figés, son travail ouvre un champ où la beauté et le trouble coexistent. Dans cette œuvre, elle propose une expérience visuelle qui ne rassure pas, mais confronte le regardeur à l’étrangeté de sa propre image et à l’absence de sens définitif.
Magazine (2011)
Polina Schneider
Russie / Allemagne
Polina Schneider explore les frontières entre mémoire intime et trauma collectif. Sa pratique mêle photographie documentaire et expérimentale pour révéler des récits invisibles. Avec Izkor, elle revient sur l’histoire de sa famille persécutée pendant la Shoah. L’image présentée capture un paysage de forêt ukrainienne à l’apparente quiétude, hanté par une violence passée. Elle fait de ce lieu un espace mental, où la réalité vacille, troublée par la mémoire, et laisse place à l’indicible.
Izkor (2023)
Martial Rossignol
France
Martial Rossignol crée des portraits photographiques à la frontière du mythe et du rêve, sans retouche numérique. Pour cette image, il utilise un miroir souple pour déformer les corps et troubler les repères. L’œuvre explore le thème du double et de l’identité fragmentée. Dans cet espace incertain, le corps devient reflet, silhouette fuyante, présence évanescente. La beauté et le vertige s’y rejoignent dans une poésie troublante. Modèle : Louise Sélini
Je est un autre (2025)
Lucie Logier
France
Lucie Logier explore les liens sensibles entre le corps, la mémoire et l’image. Sa pratique mêle photographie, vidéo et performance, interrogeant l’identité à travers des gestes et des récits. L’œuvre présentée est un autoportrait issu d’une série où le corps devient territoire de projection et de dédoublement. Entre présence et effacement, réalité et fiction, elle crée des images traversées par le trouble. Le regard du spectateur est invité à circuler entre les strates de la perception, où le silence, l’ombre et l’ambiguïté composent un récit intérieur.
Le cri (2025)
Christy Powers
États-Unis
Christy Powers explore les zones floues entre souvenir et perception. Peignant à partir de photographies anciennes, elle altère les couleurs et brouille les contours pour créer des images à la fois familières et troublantes. L’œuvre présentée, inspirée d’un cliché familial des années 60, convoque l’imaginaire des banlieues américaines : derrière la quiétude apparente plane une étrangeté diffuse. La scène devient un fragment suspendu, où passé et inconscient collectif s’entrelacent dans une atmosphère ambiguë.
Suburban Summer (2020)
Daniela Lozano
Colombie
Daniela Lozano peint des scènes issues de rêves éveillés, où le réel vacille. Dans Minor Disasters, un homme observe, impassible, une maison en flammes. Entre passé et futur, la scène semble empreinte d’une tension silencieuse. La peinture explore les jeux d’observation, les états où l’on est à la fois témoin et acteur de sa propre histoire. Avec ses compositions colorées et oniriques, Daniela Lozano questionne les failles de la perception et la fragilité des souvenirs.
Minor Disasters (2024)
Stéphane Goin
France
Stéphane Goin propose ici une série photographique au long cours où le banal devient étrange. Dans l’intimité silencieuse de motels et de chambres figées, il capte des fragments d’ambiances nocturnes, baignées de couleurs sourdes et de lumières incertaines. Chaque image laisse planer un trouble discret, entre attente et disparition. Inspiré par ces lieux de passage et de fuite, Stéphane Goin construit des scènes suspendues, où le spectateur devine, plus qu’il ne voit, les traces d’histoires enfuies.
Dans la tête de Laura Palmer (série 2014 – 2022)
Isabelle Vialle
France
Isabelle Vialle développe une peinture sensible, traversée par des questionnements sur l’identité et la perception. Dans cette toile, quatre silhouettes humaines ou de cire émergent d’une eau indéfinie. L’image prend racine dans un souvenir d’enfance : une poupée abandonnée, flottant dans une mare. Cette scène muette ouvre un espace d’ambiguïté, où l’intime se charge d’un trouble diffus. L’artiste y convoque l’inquiétante étrangeté chère à Freud, laissant surgir une réalité vacillante, entre mémoire et inconscient.
Bain de minuit (2024)
Kevin Kuenster
États-Unis
Kevin Kuenster développe un univers pictural où le familier bascule dans l’étrange. Inspiré par les surréalistes et traversé par des figures hybrides, son travail interroge l’identité humaine, sa part d’instinct et d’absurdité. L’œuvre exposée prolonge cette exploration d’un monde intérieur marqué par les tensions inconscientes. Avec humour et gravité, l’artiste construit des espaces mentaux où les repères vacillent et laissent place à des récits ouverts, entre peur et transformation.
Dreams of the beasts embrace (2024)
Sebastian Kim Bateman
États-Unis
Sebastian Kim Bateman construit des images où le grotesque et l’absurde se rencontrent dans une tension constante. Sa pratique hybride mêle impressions artisanales et manipulations numériques, jouant des détournements d’outils pour explorer l’inquiétante étrangeté du corps et des objets. Figures composites, fragments du quotidien et déformations techniques… il crée des espaces où familiarité et étrangeté cohabitent, dans une logique émotionnelle paradoxale.
Toys (2023)
Alex Aartus
France
Alex Aartus développe des mondes visuels immersifs où se croisent poésie organique, mythologies spéculatives et expérimentations technologiques. Inspirée par la muséologie, les cabinets de curiosités et la science-fiction, elle explore des territoires où la beauté côtoie l’inquiétude. L’œuvre présentée, issue d’une série, incarne cette quête d’un univers sensible peuplé de figures féminines puissantes et énigmatiques, où le vivant se recompose entre fiction et altérité.
Biopoesy – The Sisters (2025)
Vilma Leino
Finlande
Vilma Leino explore le détachement du réel à travers des autoportraits ou des scènes du quotidien qui deviennent des échappatoires surréalistes. Cette série met en scène des situations ordinaires transformées en espaces d’incertitude, à la frontière du rêve et de l’enfermement. L’artiste utilise des couleurs vives pour exprimer des états intérieurs complexes dont le désordre émotionnel est difficile à traduire par des mots. Son travail ouvre un dialogue intime sur la difficulté d’habiter pleinement ses propres expériences.
Vacuum yoga (2022)
Virginie Gallois
France
Virginie Gallois développe un univers poétique et métamorphique, nourri de mythes, d’écologie et de féminisme. Contrairement à ses œuvres colorées, Paloma Negra plonge dans une obscurité profonde. Cette silhouette énigmatique a surgi par accident lors d’un travail photographique prenant sa fille comme modèle. Elle évoque pour l’artiste la puissance du hors-cadre, où le mystère demeure intact. Entre absence et regard, l’image invite à l’introspection, laissant place au mystère plus qu’à l’explication.
Paloma Negra (2022)
Elizabeth Bloom
Italie
Elizabeth Bloom explore les souvenirs d’enfance, l’inquiétude discrète des banlieues et l’étrangeté des maisons anonymes. Son travail mêle images trouvées et scènes construites, brouillant la frontière entre documentaire et fiction. Dans cette série, elle compose des scènes où les visages et les corps sont volontairement altérés, laissant seuls les décors nets. Elle revisite le portrait de famille, où l’apparente harmonie masque des tensions profondes. Entre mémoire et refoulement, l’artiste révèle ces espaces silencieux où l’intime devient le théâtre d’une inquiétante ambiguïté.
Dreaming on wagon n°9 (2025)
Zsuzsa Ozsváth
Roumanie
Zsuzsa Ozsváth explore les émotions profondes à travers des compositions où intuition et expérimentation se mêlent. Dans cette œuvre, elle traduit l’anxiété et le sentiment d’égarement dans un langage visuel à la fois expressif et ironique. En combinant peinture et objets brûlés, elle donne forme à une tension intérieure où la douleur côtoie l’humour noir. L’artiste y propose une vision du malaise humain, et un moyen d’exprimer l’inconfort du quotidien.
At the mandatory exit turn (2024)
Pascal Ungerer
Irlande
Pascal Ungerer explore les paysages aux marges du monde humain, où l’infrastructure et la nature créent des espaces ambigus. Il s’intéresse à ces territoires périphériques, à la fois différents et irréels, capables de faire naître un sentiment de mystère et d’étrangeté. Avec Monolith, il compose un environnement incertain, où le paysage devient zone de bascule entre réel et imaginaire. Cette peinture reflète sa fascination pour ce qui échappe aux repères habituels.
Monolith (2025)
Joël Sadaune
France
Joël Sadaune construit des sculptures à partir d’objets obsolètes, inspirées des friches industrielles et des paysages délaissés. Son travail, nourri de surréalisme et de contes modernes, crée des espaces où les repères vacillent. L’artiste laisse volontairement place à l’incertitude et à la suggestion, invitant chacun à projeter ses propres histoires. Dans ses œuvres, le temps ralentit, les formes échappent à l’évidence et ouvrent un chemin vers l’imaginaire.
Tête à tête (2025)
André S. Clements
Afrique du Sud
André S. Clements questionne le regard porté sur le corps, à travers des images où le temps et le geste se superposent. Ses photographies naissent de séances de dessin où l’attention et le consentement tissent un espace de partage. Ici le corps ne s’expose pas, il se manifeste dans l’incertitude, entre apparition et effacement. Loin de toute recherche de spectaculaire, ses œuvres révèlent une présence fragile, attentive, où l’image ne cherche pas à capturer mais à laisser être, dans le respect du silence et du trouble.
Toe (2024)
Paolo Perfranceschi
Italie / France
Paolo Perfranceschi explore les correspondances entre images peintes et récits filmiques, dans une approche postmoderne où le classique rencontre le contemporain. Seule citation directe à une œuvre de Lynch sélectionnée pour cette exposition, I’m waiting here conclut le parcours. Plus qu’un clin d’œil, l’artiste réélabore un fragment de Twin Peaks et en propose une métamorphose, laissant au spectateur le soin d’en tracer le sens.
I’m waiting here (2024)
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